Pourquoi j’ai fait le choix de pratiquer la parodontologie médicale dans mon cabinet

Pourquoi j’ai fait le choix de pratiquer la parodontologie médicale dans mon cabinet

Au début de mon activité de chirurgien dentiste je me suis intéressée à toutes les disciplines dentaires et les ai pratiquées pendant plusieurs années.

J’ai pratiqué une dizaine d’années la parodontologie chirurgicale, telle que l’on me l’avait enseignée lors de mes études à Garancière puis mes formations aux Etats-Unis (New-York University et Philadelphy University).

J’étais très insatisfaite des résultats obtenus, constatant que malgré des interventions très sophistiquées pour réparer le parodonte (lambeaux d’assainissement, comblements osseux, greffes), les poches parodontales ne se refermaient pas toujours comme le patient et moi l’espérions et  qu’il fallait réintervenir pour traiter ce que nous appelions alors des parodontites réfractaires ou récidivantes.

Les soins étaient douloureux et trop invasifs sur des gencives et un os déjà malades.

La cicatrisation entrainait par la suite une perte de tissus importante, aggravant le processus de déchaussement déjà en cours.

C’est à la suite d’un voyage en Birmanie que ma vision de la parodontologie a changé.

En effet, suite à des conditions d’hygiènes insuffisantes, ma santé parodontale s’est dégradée très rapidement et mes gencives se sont mises à saigner abondamment, chose qui ne m’était jamais arrivée.

Je réfléchis alors avec mes connaissances acquises en parodontie au traitement que je pouvais envisager.

Pas question d’opérer des tissus qui venaient de s’infecter, sans risquer de voir mes dents se déchausser et accélérer ainsi l’inéluctable processus de perte des dents.

Il faut préciser qu’à l’époque, et il n’y a donc pas si longtemps, la probabilité de perdre ses dents étaient encore très élevée.

Ayant étudié 3 ans la biologie avant mes études dentaires, je m’interrogeais sur la pathogénicité de la plaque dentaire.

Qu’avais je bien pu attraper dans ces contrées lointaines pour me retrouver dans une situation infectieuse de cette importance ?

Je cherchai donc dans le milieu dentaire la personne compétente, capable de m’éclairer sur ce sujet et me proposer un traitement cohérent.

C’est alors que je découvris un canadien, le Dr Mark Bonner qui lors d’une formation pratique me proposa de regarder ma flore buccale au microscope.

Ce que je vis ce jour-là, détermina ma nouvelle façon d’aborder les traitements parodontaux.

J’ai la conviction aujourd’hui qu’avec des soins non invasifs et une prévention bien encadrée la perte des dents due à la maladie parodontale sera enrayée.

Je pratique depuis une discipline appelée parodontologie médicale pour la plus grande santé de mes patients et de moi-même.

Article rédigé par le praticien le 08/04/2015